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Critique de l'oeuvre du professeur BOA (LA SORCELLERIE N'EXISTE PAS)

Ajouté le 30/4/2011

Messieurs les Professeurs

Messieurs les Docteurs

Mesdames et Messieurs les invités

Chers amis étudiants et étudiantes

C’est pour nous un très grand honneur de,  nous tenir ici en ce jour solennel du  mercredi 15 septembre 2010 pour,  vous faire part de notre rapport de lecture de l’œuvre la sorcellerie n’existe pas du professeur Boa Thiémélé Ramsès.

La sorcellerie n’existe pas, du professeur Boa, peut être présentée comme un ouvrage philosophique de 142 pages abordant de questions existentielles. Dans cet ouvrage,  la question la plus essentielle et la plus discutée est celle concernant la sorcellerie. La thèse du Professeur à ce sujet est claire et sans aucune forme d’ambiguité. Pour lui en effet « la sorcellerie n’existe pas».

Cette thèse apparaît pour de nombreux  africanistes comme un contre sens majeur, un paradoxe  et même un non sens dans la mesure où on ne peut être africain et défendre une telle position. Pour l’imagerie populaire et pour la quasi-totalité des africains dire que  la sorcellerie n’existe pas est une tautologie  voire un pléonasme : la sorcellerie  n’existe pas seulement, elle est, elle a toujours été et sera toujours tant que le monde existera.

 Comment donc comprendre que pour les uns la sorcellerie existe et que pour les autres elle n’existe pas. Autrement dit,  comment une question qui paraît aussi simple puisse susciter tant de remouds aussi bien chez les populations que chez les intellectuels. Le problème donc de la sorcellerie apparaît d’emblée comme un problème épistémique et mieux qu’un problème épistémique un problème épistémologique. Qu’est-ce donc que la sorcellerie pour qu’elle puisse susciter autant de controverses ? Le professeur Boa  considère que pour l’imagerie populaire « la sorcellerie est une technique de possession de pouvoirs surnaturels pouvant plier l’ordre naturel à la volonté humaine ». Est donc sorcier, selon le sens commun, celui qui est capable,  par quel que pouvoir,  de choses extraordinaires tels que se métamorphoser, se transformer en animal, sortir de son corps ou même ôter la vie à autrui. Le sorcier est donc celui qui fait le mal. Il est celui qui a une capacité de nuisance. Et pour ce fait est craint de tous.

Le professeur, dans son ouvrage, se plaît à tourner en dérision cette argumentation en considérant que  certaines personnes sont accusées de sorcellerie non pas parce qu’elles le sont véritablement mais parce qu’elles ont simplement un appétit au mal. Autrement dit, ce n’est pas parce que quelqu’un est sorcier qu’il fait le mal c’est parce qu’il fait le mal qu’il est sorcier. De ce fait, le professeur considère la sorcellerie comme une pure et simple invention des hommes servant à qualifier les égoïstes, les démunis, les malheureux, les malchanceux, les nécessiteux, les solitaires, les extrémistes, les malades, les laissés pour comptes, les damnés de la société.

Pour le professeur, la croyance en la sorcellerie a une origine. Cette origine se situe  dans la tradition, les coutumes qui ont instaurées dans les mentalités des croyances qui n’encouragent ni ne facilitent l’effort, le sens de la responsabilité. Le professeur considère également l’argument de la sorcellerie comme un prétexte qu’utilisent certaines personnes pour se défaire sans aucun remord de leur devoir. A ce niveau le professeur considère l’argument de la sorcellerie comme mauvaise foi dans la mesure où  il est autant  utilisé par ceux qui  veulent et qui ne peuvent pas  que par ceux qui peuvent et qui ne veulent pas.

De l’analyse du professeur, nous pouvons retenir que le terme de sorcellerie n’est pas en soi  un terme  neuf. La sorcellerie n’est en rien  un terme neuf car universel. Et son universalité se justifie par sa présence dans toutes les civilisations. Toutefois pense le professeur, l’universalité ne signifie pas l’existence et ne dit pas non plus l’existentialité. En d’autres termes, ce n’est pas parce que l’idée de sorcellerie est présente dans toutes les sociétés que la sorcellerie existe. Et pour preuve celui  qu’on appelait  sorcier hier, en Afrique comme en Europe, était  le villageois, c’est-à-dire celui qui  n’avait pas pu avec l’urbanisation devenir un citadin.

Est ce donc à dire que tous les villageois sont des personnes mauvaises, des personnes détentrices de pouvoirs maléfiques ? Aujourd’hui cet argument pourrait se présenter comme grotesque. Après donc l’analyse de la sorcellerie comme fait universel, dont le seul but était  de montrer qu’en réalité ce qu’on nomme sorcellerie n’est qu’une erreur, une méconnaissance des causes premières, le professeur s’attaque aux prétendues formes de sorcellerie.

Le professeur à la suite de ses recherches constate que certains chercheurs considèrent qu’il existe cinq prétendues formes de sorcellerie : premièrement la sorcellerie d’attaque, deuxièmement la sorcellerie de défense ou sorcellerie préventive ou sorcellerie anti-sorcellerie, troisièmement la sorcellerie de défense et d’attaque,  quatrièmement la sorcellerie récréative et cinquièmement la sorcellerie thérapeutique ou curative.

La réflexion sur ces prétendues formes de sorcellerie amène le professeur à déterminer la logique sociale de la sorcellerie. Après analyse, le professeur constate que les accusations de sorcellerie expriment des pulsions et des tensions refoulées.  Le sorcier dans la perspective du prof Boa n’est rien d’autre qu’un bouc émissaire. C’est-à-dire une victime sacrificielle surchargée du mal social.

 Les procès de sorcellerie ne sont, de ce fait, que des rituels tendant à transférer les angoisses et les conflits de la communauté sur une victime arbitraire. Ainsi, la communauté se réconcilie aux dépend de la victime arbitraire. Elle retrouve son unité au dépend de la victime qui, avant d’être tuées a été l’objet d’insultes et de mauvais traitements.

 Au vue de cette analyse, on pourrait se demander pourquoi le Prof.  a t-il décidé  d’écrire sur la sorcellerie ou encore quels évènements ont amenés le prof à s’attaquer à ce phénomène social ? A cette interrogation, on pourrait répondre de la manière suivante : les évènements qui ont déclenché chez le professeur la volonté d’écrire sur la sorcellerie sont ceux qui se sont passé dans les villages de Sahué s/p de Sikensi  et de Diokolilé s/p de lakota. Dans ces villages, en effet, deux personnes ont été pour l’un  enterré vivant  et pour l’autre battu à mort car accusé et reconnu coupable de sorcellerie.

Ces évènements ont provoqué chez le professeur une certaine torpeur qui s’est très vite muée en révolte. Autrement dit, c’est à la suite de tels évènements que le professeur révolté a décidé  d’écrire sur la sorcellerie : « Nous avons été amenées à écrire sur la sorcellerie à partir de faits révoltants. La réflexion que nous menons ici est le fruit d’une révolte intérieure sourde  contre soi même d’abord, ensuite contre une certaine forme de pensée qui prend de plus en plus d’importance en Afrique ». C’est donc révolté que le professeur  décide de se pencher sur cette question.

Cette  révolte par ailleurs s’explique par la  compréhension naïve de la sorcellerie.  En effet pense le professeur, ce n’est la sorcellerie qui est non compréhensible, mais c’est tout ce qui est non compréhensible qui est attribué à la sorcellerie. La dialectique ici en jeu est une dialectique négative et même négatrice dans la mesure où la croyance première se trouve remise en cause. Ce renversement de situation n’est rien d’autre que le fruit intérieur de la révolte à la soumission collective à l’idéologie de la sorcellerie et les effets pervers de cette croyance. Car qui est le révolté sinon celui qui proteste contre le désordre qui règne dans le monde, contre la souffrance ou l’avancée des ténèbres.

L’intention du professeur en écrivant cette œuvre était de monter que la logique de la sorcellerie est une logique d’expiation, une logique répondant au rituel d’exorcisme du mal commun dans un geste collectif d’expiation.  C’est en effet cette manière de voir les procès de la sorcellerie comme moyen d’exorciser le mal au sein de la société qui fait considérer  la sorcellerie par le professeur comme un désordre et même une violation massive des droits de l’homme. Il faut donc une herméneutique de la sorcellerie visant à comprendre de manière rationnelle et logique les faits insolites et extraordinaires qu’on attribue à la sorcellerie.

Une telle herméneutique est plus qu’indispensable  dans nos sociétés africaines de plus en plus marquées par le spectre de la sorcellerie. Cette herméneutique est selon le professeur la seule capable de faire comprendre aux africains que la sorcellerie n’est en réalité que dénie de la réalité : « la sorcellerie prospère justement parce que nos esprits désespèrent de comprendre ». Autrement dit,  une approche plus rationnelle des faits et de la réalité conduirait à ne plus tout expliquer par la sorcellerie mais par le jeu des causes et des effets qui déterminent toutes choses.

Nous avons particulièrement été fascinés par la lecture de cette œuvre. Elle nous aura par ailleurs permis de mieux appréhender ce concept. Seulement ce que nous reprochons au professeur c’est de ne pas être catégorique. Nous disons cela parce que par endroit on pourrait penser que l’inexistence de la  sorcellerie n’est valable que dans le monde du physique et que dans le monde métaphysique il se pourrait  que la sorcellerie soit.  Cette impression nous ne sommes pas les seules à la partager. Les pages 130 et 131  confirment  d’ailleurs cette appréhension.

Dans ces pages ont a l’impression que le professeur semble accorder une certaine teneur à la sorcellerie. Mais comme il le dit, il faudrait pour que nous puissions en parler supposer son existence auquel cas nous ne pourrions nullement en parler. Il est vrai que l’hypothèse est nécessaire et le souci méthodologique plus que jamais utile. Mais nous pensons qu’il serait mieux de s’en passer si cela participe à créer dans notre thèse confusion et discordance. C’est pour cette raison et  pour éviter la confusion, l’ambigüité, les interprétations actives et erronées  que nous demandons au professeur d’être beaucoup plus ferme dans ces thèses afin qu’elles ne prêtent pas à confusion et ne soient pas l’objet de débat.

Pour ce qui nous concerne, nous partageons la thèse du professeur et pensons que la sorcellerie est  tout à la fois un mythe et un mystère. Un mystère dans la mesure où ce que nous savons de la sorcellerie est toujours ce que disent les autres et un mythe parce que pour nous la sorcellerie est comparable aux fables européennes concernant Hadès, Hercule, Cerbère le chien à 3 têtes que racontaient les européens à leur enfants et petit enfants pour soit susciter en eux la bravoure, soit créer en eux la peur des dieux.

La sorcellerie est un mythe et  un mythe a succès dans la mesure où il est rare de trouver des personnes qui ne croient pas en ce fait qui ne nous apprend rien de son existence. Notre société est donc enchantée par ce phénomène. Cet enchantement s’explique par le fait que la sorcellerie  soit  rattachée à la mort, au mal physique, à la capacité de nuisance. Il convient donc de la désenchanter.

Et ce n’est pas le fait de soutenir que la sorcellerie n’existe pas qui va conduire à un désenchantement de notre société. Le travail est beaucoup plus profond en ce qu’il concerne le rapport de l’Africain à la réalité. L’Africain, n’est-il pas,  en réalité,  celui qui est le plus  fasciné par ce qui n’existe pas que par ce qui existe ? N’est-il pas celui qui croît beaucoup plus en ce qui n’est pas qu’en ce qui est ? Son appréhension de la réalité  n’est elle pas marquée par la croyance en l’irréel plus qu’au réel ? En d’autres termes, l’Africain ne croit-il pas en ce qui n’existe pas plus en ce qui existe ? N’est-il pas beaucoup plus attiré par ce qui est absent que par ce qui est  présent ? Ne croît-il pas beaucoup plus à l’inexistant qu’en l’existant ? Il est grand temps, pour  nous africains,  de nous séparer de certaines croyances afin que nous puissions à l’instar des occidentaux accéder à la modernité.

 Il convient de déplacer les bornes pour que désormais la sorcellerie ne soit pas au centre de notre existence mais à la périphérie. Il nous faut être des hommes modernes, des hommes capables de création et de re-création. Et cela devrait être le travail de nous autres intellectuels qui avons lu, étudier, fait des recherches et même appris à connaître Nietzche, Spinoza, Descartes, tous ces grands noms de la philosophie Occidentale qui ont su par leur recherche nous enseigné ce que représente la rationalité instrumentale.

Nous vous remercions pour votre attention et vous invitons à adhérer massivement au réseau de la Dégaoutique et à  juger de la pertinence de ses arguments afin qu’ensemble nous puissions faire sortir le continent Afrique du sombre brouillard dans lequel il se trouve quant à ce que devrait être le réel et l’irréel, le bien et le mal, l’anomalie et l’anormalité. Je vous remercie.

 

Je vous remercie.

                                                                      Abidjan le 27-09/2010

                                                                         Koffi Lopez Emmanuel Oscar.

                                                                      Etudiant en philosophie   

 

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Bioéthique et droits de l'homme

Ajouté le 14/7/2009

Bioéthique et droits de l'homme

 

Le professeur MATTEI J.F de l'Université de Marseille pose la question de savoir si au regard du droit international les droits consacrés par la France et par un convention du Conseil de l'Europe sur les effets du progrès de la biologie sur l'homme, peuvent être intégrés dans le bloc des droits de la personne humaine?

 

Les progrès scientifiques ont en effet été considérables depuis quelques dizaines d'années et ont posé des problème de conscience et d'éthique à la communauté des hommes. Sans respecter la chronologie nous classerons ces progrès autour de quelques idées: Celle de la fécondation in vitro et ce qui touche la naissance de l'être humain, son fœtus. Celle de la transplantation d'organes d'une être à un autre, des élément vitaux tels le cœur, le sang, des vaccins d'origine humaine. L'idée d'expérimentation médicale sur la personne humaine. L'idée de l'utilisation de la génétique dans le diagnostic et les soins et la transformation concevable de la personne humaine elle-même.

 

Génériquement on parle de bioéthique et l'on s'accorde pour dire que le progrès scientifique va plus vite et déborde le droit existant "toujours en retard sur les faits".

 Désireux de faire adopter par le Conseil de l'Europe un protocole à la Convention de sauvegarde des Droits de l'Homme qui donnerait compétence à la Cour de Strasbourg d'être saisie et de statuer, de sanctionner les infractions aux conventions existantes et élaborées notamment au sein du Conseil de l'Europe, l'éminent professeur de médecine, en arrive à se poser la question de savoir si faute de ce protocole ou de tout autre moyen, la bioéthique relève de la matière des droits de l'homme.

 

La pensée est louable d'impliquer que sans voie juridictionnelle ouverte aux individus eux-mêmes, un soi-disant droit de l'homme l'est vraiment, du moins au plan international et plus spécifiquement européen, puisque la France a déjà tranché dans le sens affirmatif.

 

Ce n'est pas pour autant qu'il faut douter de la qualification de droits de l'homme et la refuser à tout ce qui touche les règles relatives à la bioéthique. Les droits de l'homme constitue une matière relevant du droit vivant, du droit en formation et précisément le rôle des juristes est de se faufiler au travers les obstacles dus à la souveraineté entêtée des Etats pour arriver à rendre la Cour compétente. Il ne faut pas attendre l'accord des états qui sont littéralement coincés dans leurs traditions et cultures parfois d'origine religieuse donc indestructibles. Comment concilier en en effet le catholicisme fervent de l'Ile de Malte ou de l'Espagne avec la culture protestante des Pays-Bas ?

 

Il serait difficile de réformer la Convention de Sauvegarde, cantonnée frileusement au départ, dans le domaine des droits civils et politiques, Mais le droit est une réalité vivante, se résolvant mal aux classifications emprisonnantes.

 

Nous sommes dans un domaine où il y a lieu à interprétation constructive. La Cour de Strasbourg ou celle de Luxembourg ont déjà démontré que la notion de droit de propriété pouvait s'élargir aux biens mobiliers et aux valeurs, titres, obligations. Que l'on pouvait sur la base de la liberté d'association, purement civile, s'étendre au droit syndical, purement social.

 

Par ailleurs, si l'on s'accorde pour dire, qu'une norme de droit n'est sanctionnable ou justiciable que si elle est suffisamment précise et concrète, rien ne dit qu'un texte très large, voire vague, n'est pas ouvert à des contenus précisés par ailleurs dans le cadre d'un droit en formation.

 

Quand je lis qu'est proclamé un droit à la vie dans la Convention de sauvegarde pourquoi ne pourrais-je pas aller chercher ailleurs que dans son texte des précisions utiles, qui étendrait implicitement la compétence de la Cour, puisqu'il est vrai que celle ci est attachée aux seules dispositions de la Convention ou de ses protocoles. Il n'est dit qu'il faille s'attacher à une interprétation littérale et que potentiellement l'on ne puisse donner à des termes généraux et , sommes toutes, très larges un contenu plus précis...en se référant à un processus coutumier qui, se répétant de convention en convention, éclaire ce droit à la vie, en définit les contours, en dépassant l'apparent contenu qui lui est donné par la lettre de la Convention...

 

Les rédacteurs des conventions du Conseil de l'Europe du 4 Avril 1997 et du 12 Janvier 1998 sur la bioéthique n'ont pas pu ne pas être conscients qu'ils précisaient d'autres droits de l'homme. Lisons donc les visas entête de ces traités internationaux. Depuis la Déclaration Universelle des droits de l'Homme de 1948 et les deux pactes de mise en œuvre des Nations Unies en date de 1966 ainsi que naturellement la Convention de sauvegarde du 4 Novembre 1950.du Conseil de l'Europe et sa Charte sociale mais aussi la Convention relatifs aux données informatisées à caractère personnel de 1981 et la Convention des Droits de l'Enfant de 1989. Dans le protocole de Paris du 12vier 1998 est visée la Convention dur les droits de l'Homme et la bio médecine et notamment l'article premier qui vise a protéger l'être humain dans son identité et sa dignité.

 

Les rédacteurs vont même jusqu'à donner à la Cour de Strasbourg de façon unilatérale compétence pour interpréter des conventions qui ne sont pas rattachées à la Convention de sauvegarde proprement dite..

Cela rappelle les contrats privés qui donnent compétence au Juge des référés de décider . Pourtant aucun texte de loi ne le permet mais cela est pratique courante .Le juge accepte sa compétence ainsi attribuée par dessus la norme fondatrice de la juridiction.

 

On peut regretter que la Cour ne puisse être saisie en interprétation que le filtre d'un Comité et non directement par le juge national comme cela se fait dans le cadre du Traité de Rome, par la voie de la question préjudicielle. C'est là la vraie réforme si l'on veut uniformiser les droits de l'homme , les rendre effectifs, au lieu d'attendre 6 mois apr_ès l'épuisement des recours internes…..

 

Pour en revenir à notre matière, comment rattacher la bioéthique à la compétence de la Cour ?

 

Le droit à la vie, avons nous dit ? Mais encore ?

 

Le droit à la vie de l'article 2 et encore, l'article 8 et la vie privée sous réserve de la protection de la santé , l'interdiction de toute discrimination de l'article14 sont autant de principes que la Cour peut évoquer à l'occasion des problèmes de la bio médecine ou de la génétique. Ne peut-on, y ajouter l'interdiction des mauvais traitements ou traitements inhumains ? Sans doute un Protocole spécial serait la meilleure solution mais faute de mieux, le juriste n'est pas désarmé.

 

D'autant que l'article 53 de la convention de sauvegarde des droits de l'homme, malencontreusement limitée aux droits dits de la première génération, décide qu'aucune disposition de ladite convention de base ne pourra être interprétée comme limitant ou portant atteinte aux droits et libertés qui pourraient être reconnus conformément aux lois nationales et à toute autre convention internationale. C'est là une porte ouverte à une interprétation constructive allant dans le sens d'un processus répétitif créateur de principes généraux des droits de l'homme.

 

Aussi bien toutes ces conventions doivent être convergentes, être interprétées de façon synergique et ne devraient pas faire hésiter la Cour des droits de l'Homme à se déclarer compétente dans ce domaine qui touche de façon consubstantielle la vie et la mort

 

Dans toute la mesure où sont en cause un espace médical qui ne saurait se limiter à l'Europe, et une projection vers l'avenir, puisque sont interdites les manipulations qui porteraient atteinte à l'espèce humaine dans les générations futures, toutes ces conventions sont de plus fort des contributions aux droits de l'homme de la quatrième dimension.

 

L'espace européen est trop étroit. Il est bon qu'il montre l'exemple mais il est trop étriqué par rapport aux relations internationales, les échanges, le nomadisme, le commerce occulte des organes humains, les possibilités de faire ici ce qui est interdit là…L'extension des pollutions…Aussi bien c'est d'une législation mondiale qu'il faut revendiquer dans le cadre du droit à la santé et englobant les problèmes de bio médecine et de génétique.

 

Voir liens avec les conventions du Conseil de l'Europe et de l'Unesco...

Voir appel du CREDH      

 

Bioéthique

La bioéthique est une partie de l'éthique qui est apparue, en tant que « champ » ou « discipline » nouvelle, dans le courant des années 1960 et des interrogations au sujet du développement de la biomédecine et des technosciences [1]. Si les interrogations éthiques concernant la médecine ne sont pas neuves, la bioéthique se distingue de la déontologie médicale classique, en ce que celle-ci constitue davantage un code éthique fondé par les médecins pour les médecins [1]. La bioéthique, au contraire, fait intervenir une pluralité d'acteurs et de disciplines (outre les médecins, biologistes et généticiens, les philosophes, juristes, sociologues théologiens, etc.) [1].

On peut distinguer deux orientations principales de la bioéthique [1]: l'une, davantage descriptive, s'appuie sur la philosophie morale, vise à éclaircir les choix éthiques et les valeurs présupposées par ceux-ci, en écartant les arguments contradictoires; l'autre est davantage prescriptive: elle recherche les normes morales qui sont applicables aux sciences du vivant, y compris la médecine, propose certaines règles et certaines postures face à d'éventuels dilemmes.

L'éthique médicale, qui remonte au serment d'Hippocrate, fait partie intégrante de l'exercice de la médecine. Toutefois, elle est formulée par les corporations, s'incarnant parfois dans des codes déontologiques quasi-juridiques; dès lors, elle relaie nécessairement les valeurs inhérentes à la recherche médicale elle-même. Au XXe siècle, la déontologie médicale a pris en compte l'importance croissante des droits de l'homme, les organisations internationales (l'Association médicale mondiale (AMM) ou l'Organisation mondiale de la santé (OMS)) se situant ainsi au confluent de ces deux traditions [1]. Cette convergence s'est concrétisée dans le Code de Nuremberg de 1947, rédigé à la suite des expérimentations perpétrées par les nazis sur des cobayes humains. Elle conduit à légitimer l'opposition et la résistance des médecins envers des pratiques autoritaires ou des Etats non démocratiques (Déclaration de Hawaï de 1977 de l'Association mondiale de psychiatrie en matière d'internement psychiatrique pour des motifs politiques [2],[1]).

Mais la « bioéthique », en tant que domaine non réservé aux médecins, s'est développé davantage dans les années 1960-70, en conjonction avec les avancées du progrès scientifique et les questions que celui-ci posait. Le néologisme de « bioéthique » lui-même a été forgé par Potter van Rensselaer (en) dans Bioethics: Bridge to the Future (1971) [1].

Sommaire

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·  1 Histoire et développement de la bioéthique

·  2 Domaines de la bioéthique

o 2.1 Biotechnologies appliquées à l'homme

§ 2.1.1 Procréation humaine

§ 2.1.2 Génie génétique

§ 2.1.2.1 Brevetage du vivant

§ 2.1.3 Interventions sur le corps humain

§ 2.1.4 Le vieillir et le mourir

§ 2.1.5 L'expérimentation

o 2.2 Interventions sur les êtres et les milieux non humains

§ 2.2.1 Bioéthique et nature

§ 2.2.2 Critique de l'anthropocentrisme par la bioéthique utilitariste

·  3 Droit et bioéthique

·  4 Droit européen

·  5 La morale dans la science

o 5.1 La question philosophique du respect de l'Etre vivant

o 5.2 L'enjeu moral et politique

o PHILOSOPHIE

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JEAN JACQUES ROUSSEAU

Ajouté le 14/7/2009

Jean-Jacques Rousseau

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Jean-Jacques Rousseau

Philosophe occidental
Époque moderne


Jean-Jacques Rousseau, Pastel de Maurice Quentin de La Tour, 1753

Naissance : 28 juin 1712
(Genève)

Décès :        2 juillet 1778
(Ermenonville)

                  

Principaux intérêts :        Politique, Education, Religion, Musique, Botanique

Idées remarquables :       État de nature, Bonté naturelle, Contrat social, « le doux sentiment de l'existence »

Influencé par :      Machiavel, Thomas Hobbes, Descartes, Malebranche, Locke

A influencé :         Kant, Schiller, la Révolution française, Wollstonecraft, Hegel, Rawls, Lévi-Strauss

Jean-Jacques Rousseau, né le 28 juin 1712 à Genève et mort le 2 juillet 1778 à Ermenonville, est un écrivain, philosophe et musicien genevois de langue française. Il est l'un des plus illustres philosophes du siècle des Lumières, bien que son œuvre philosophique et son tempérament l'aient souvent opposé au rationalisme des Lumières ainsi qu'à quelques-uns de ses éminents représentants. Ses travaux ont influencé grandement l'esprit révolutionnaire français. Il est particulièrement célèbre pour ses travaux sur l'homme, la société ainsi que sur l'éducation. La philosophie politique de Rousseau se situe dans la perspective dite contractualiste des philosophes britanniques des XVIIe et XVIIIe siècles, et son fameux Discours sur l'inégalité se conçoit aisément comme un dialogue avec l'œuvre de Thomas Hobbes.

Sommaire

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·  1 Biographie

·   

o 1.1 « Maman »

o 1.2 Les débuts philosophiques

o 1.3 Célébrité et polémiques

o 1.4 L'œuvre autobiographique

·  2 La « vérité » de Jean-Jacques

·  3 Les grands principes de la philosophie rousseauiste

o 3.1 La Nature

§ 3.1.1 Définition

§ 3.1.2 L'état de nature

§ 3.1.3 La botanique

o 3.2 L'amour et la haine

§ 3.2.1 Émile ou de l'Éducation ou la nécessité d'éduquer au sentiment amoureux

§ 3.2.2 Amour physique et amour moral

§ 3.2.3 Rousseau, père du conflit moderne

o 3.3 La politique

§ 3.3.1 Sources de la pensée politique de Rousseau

§ 3.3.2 Rousseau démocrate ?

§ 3.3.3 Le problème du "contrat social"

·  4 La musique

o 4.1 Un musicien mineur

o 4.2 Un théoricien notoire

·  5 Œuvres

·  6 Notes et références

·  7 Annexes

o 7.1 Ouvrages consacrés à Rousseau

§ 7.1.1 Ouvrages généraux

§ 7.1.2 Ouvrages spécialisés

§ 7.1.3 Articles et recueils d'articles

§ 7.1.4 Biographies et fictions

o 7.2 Articles connexes

o 7.3 Liens externes

Biographie [modifier]

Jean-Jacques Rousseau est le fils d'Isaac Rousseau (Genève, 1672 - Nyon, 1747), horloger comme son père et son grand-père, et de Suzanne Bernard (Genève, 1673 - Genève, 1712), qui meurt le 7 juillet 1712, neuf jours après la naissance de Jean-Jacques. Elle-même était fille d'un horloger nommé Jacques Bernard. Sa mère morte, le jeune Jean-Jacques est élevé à partir de neuf ans par son oncle Samuel Bernard, pasteur protestant, qu'il prend pour son grand-père. Sa famille, d'origine française, s'était exilée à Genève en 1549 à cause de la persécution religieuse. Abandonné à 10 ans par son père, il connaît, livré à lui-même, une enfance, une éducation et des débuts difficiles. Il passe deux années chez le pasteur Lambercier à Bossey (au pied du Salève, au sud de Genève) (1722 - 1724). Son oncle le place comme apprenti chez un greffier, puis en 1725 chez un maître graveur.

« Maman » [modifier]

Jean-Jacques quitte la Genève protestante à seize ans en 1728. C'est le curé de Confignon, Benoît de Pontverre, qui l'adresse à une vaudoise émigrée à Annecy, la baronne de Warens, récemment convertie au catholicisme, dont il s'éprend et qui sera plus tard sa tutrice et sa maîtresse. Le 21 mars 1728 a lieu la rencontre. Dans ses Confessions Rousseau souhaite que cette rencontre soit matérialisée par un balustre d'or. Aussi peut-on observer à Annecy une statue du philosophe entourée d'un balustre doré sur lequel il est écrit « un matin de Pâques fleuries, Rousseau rencontra ici madame de Warens ». La baronne l'envoie à Turin où il se convertit au catholicisme le 23 avril. L'année suivante, il retourne chez celle qu'il appelait « Maman » alors que cette dernière n'était que de 13 ans plus vieille que lui, dans « une petite maison au penchant d'un vallon », près de Chambéry, que Les Confessions ont rendue célèbre : « les Charmettes ». Mme de Warens est à l'origine d'une grande partie de son éducation sentimentale et amoureuse.

·  En 1730, il voyage à pied jusqu'à Neuchâtel, où il enseigne la musique.

·  En 1732, il revient à Chambéry, où il travaille aux services administratifs du duché de Savoie, puis comme maître de musique auprès des jeunes filles de la bourgeoisie et de la noblesse chambériennes. Il séjourne près de dix ans dans la capitale de la Savoie.

·  En 1734 il devient l'intendant de Mme de Warens, qui deviendra plus tard sa maîtresse.

·  C'est chez elle qu'il écrit, en 1739, son premier livre, le Verger de Madame la baronne de Warens. Il apprécie la ville : « S'il est une petite ville au monde où l'on goûte la douceur de la vie dans un commerce agréable et sûr, c'est Chambéry. »

Les débuts philosophiques [PHILOSOPHIE

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critique de la raison pure

Ajouté le 14/7/2009

Critique de la raison pure

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Première de couverture de la Kritik der reinen Vernunft

La Critique de la Raison pure (Kritik der reinen Vernunft) est une œuvre de Kant publiée en 1781 et en 1787 (seconde édition remaniée). Elle est considerée comme son œuvre majeure. Cette œuvre est aussi la plus lue, commentée, étudiée et influente des œuvres de Kant.

Sommaire

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·  1 Plan

·  2 Les Préfaces (1781 et 1787)

·  3 Introduction

·  4 Esthétique transcendantale

o 4.1 Première section: de l'espace

§ 4.1.1 Exposition métaphysique du concept de l'espace

§ 4.1.2 Exposition transcendantale du concept de l'espace

§ 4.1.3 Conséquences des concepts précédents

o 4.2 Deuxième section: du temps

§ 4.2.1 Exposition métaphysique du concept du temps

§ 4.2.2 Exposition transcendantale du concept du temps

o 4.3 Exposition transcendantale

·  5 Analytique transcendantale

o 5.1 Livre I : Analytique des concepts

§ 5.1.1 Exposition des concepts purs de l'entendement

§ 5.1.2 Déduction des concepts purs de l'entendement

o 5.2 Livre II : Analytique des principes

·  6 Deuxième division: la dialectique transcendantale

o 6.1 L’introduction

o 6.2 Les paralogismes

o 6.3 Les antinomies

§ 6.3.1 Enjeux

§ 6.3.2 Exposition des quatre antinomies

o 6.4 L’Idéal de la raison pure

§ 6.4.1 Les trois preuves de l'existence de Dieu

§ 6.4.1.1 Preuve ontologique

§ 6.4.1.2 Preuve cosmologique

§ 6.4.1.3 Preuve physico-théologique

§ 6.4.2 Réduction de toutes les preuves à l'argument ontologique

§ 6.4.3 Réfutation de l'argument ontologique

·  7 Théorie transcendantale de la méthode

o 7.1 Discipline de la raison pure

o 7.2 Canon de la raison pure

o 7.3 L'architectonique de la raison pure

o 7.4 L'histoire de la raison pure

·  8 Notes

·  9 Bibliographie

·  10 Liens

·  11 Liens externes

Plan [modifier]

Introduction
Théorie transcendantale des éléments

·  Première partie : Esthétique transcendantale

philosophie

Catégorie : 15- KANT | Commentaires (0) | Ecrire un commentaire |
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